À la Chambre d’agriculture, j’ai eu le plaisir d’échanger avec les élèves des Maisons Familiales Rurales (MFR) de Jallais, Segré, Saint-Barthélemy-d’Anjou et Doué-en-Anjou, à l’occasion d’un événement consacré à l’engagement des jeunes ruraux dans la construction européenne.
Ces jeunes ont travaillé sur les politiques européennes et sur leurs conséquences très concrètes dans nos territoires : agriculture et alimentation, formation, mobilité, développement local, transition écologique… Des sujets qui montrent une chose simple : l’Europe n’est pas une réalité lointaine ou abstraite. Ses décisions ont des effets directs sur la vie quotidienne, notamment dans nos territoires ruraux.
C’est aussi pour cela que nous devons nous battre pour une autre Europe. Une Europe qui ne demande pas aux territoires ruraux de s’adapter en permanence à des décisions prises loin d’eux, mais qui donne aux habitantes et aux habitants les moyens de décider de leur avenir.
Le travail parlementaire que nous menons avec la délégation de la France insoumise au Parlement européen va dans ce sens. En tant que membre de la Commission Agriculture et développement rural ainsi que de la CommissionTransports et tourisme, je défends notamment une agriculture qui permette aux paysannes et aux paysans de vivre de leur travail, plutôt qu’une agriculture mise en concurrence permanente par les accords de libre-échange. Nous portons aussi la nécessité de renforcer les territoires ruraux par les politiques de cohésion et de garantir à toutes et tous l’accès à des transports publics de qualité.
Car parler d’égalité entre les territoires, ce n’est pas seulement parler de financements européens. C’est se demander concrètement qui peut encore vivre, travailler, se former, se déplacer et se loger dignement dans nos territoires ruraux. C’est refuser que l’éloignement géographique se transforme en éloignement des services publics, de l’emploi, de la formation ou des mobilités.

Et c’est précisément là que la parole des jeunes est essentielle. Ils connaissent ces réalités : les distances, les difficultés de transport, l’accès à la formation, les perspectives d’emploi, mais aussi l’envie de faire vivre leur territoire et d’y construire leur avenir.
Nous avons besoin d’une Europe qui parte de ces réalités-là. Une Europe qui protège plutôt qu’elle ne mette en concurrence, qui investisse dans les services publics et les territoires, qui accompagne la transition écologique sans faire peser son coût sur celles et ceux qui ont déjà le moins de moyens.
Les territoires ruraux ne sont pas des territoires périphériques. Ils sont au cœur de notre projet européen. Et les jeunes qui y vivent doivent être pleinement associés aux décisions qui façonneront leur avenir.
Bravo et merci aux élèves des MFR de Jallais, Segré, Saint-Barthélemy-d’Anjou et Doué-en-Anjou pour leur travail et leur engagement. Merci également à la Maison de l’Europe pour l’organisation de cette rencontre et à la Chambre d’agriculture pour son accueil.
Faire vivre l’Europe, c’est aussi permettre à chacune et chacun de pouvoir y prendre sa place, où qu’il vive.





