À l’invitation de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), j’ai eu l’occasion d’intervenir au Sénat pour évoquer les conséquences que pourrait avoir le futur budget de l’Union européenne sur le réseau ferroviaire français. Derrière un débat qui peut sembler technique se cache en réalité une question très concrète pour des millions d’usagers : comment garantir des trains plus fiables, plus nombreux et plus ponctuels ?
Les propositions actuellement discutées au niveau européen prévoient notamment une fusion de plusieurs enveloppes budgétaires ainsi qu’une renationalisation d’une partie des financements à travers les Plans nationaux et régionaux de partenariat (NRPP). Cette évolution pourrait réduire la capacité de l’Union européenne à soutenir directement les investissements dans les infrastructures ferroviaires.
Or, ces financements européens jouent un rôle essentiel dans la modernisation des lignes, le renouvellement des équipements, l’amélioration de la sécurité et de la régularité du réseau. Moins de moyens européens, c’est potentiellement moins d’investissements pour entretenir et développer les infrastructures que des millions de voyageurs empruntent chaque jour pour se rendre au travail, à l’école ou accéder aux services publics.
Au-delà des arbitrages budgétaires, c’est donc une véritable question de politique des transports qui est posée. Si l’on souhaite accélérer le report modal vers le rail, répondre aux enjeux climatiques et offrir un service ferroviaire de qualité, il est indispensable de préserver des financements européens ambitieux. C’est ce message que j’ai porté au Sénat : investir dans le rail n’est pas une dépense, c’est un choix d’avenir au service des territoires, de la transition écologique et des usagers.



