Selon des informations parues dans la presse, le train de mesures omnibus sur le numérique dévoilé par la Commission le 19 novembre 2025 a été élaboré en consultation avec l’administration de Donald Trump et des représentants de Google, Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft (GAFAM) [1].
Or, en juillet 2025, Mme Henna Virkkunen, commissaire finlandaise, avait déclaré que ces réglementations n’étaient pas négociables avec Washington, car elles étaient fondées sur nos valeurs européennes [2].
La décision apparente de la Commission de céder ainsi aux pressions de la Maison blanche suscite de sérieuses préoccupations quant à la souveraineté numérique de l’Union européenne.
- Quels contacts la Commission a-t-elle eus avec les autorités américaines et les représentants des GAFAM au cours des préparatifs de ce train de mesures de «simplification»?
- L’administration américaine a-t-elle, à un quelconque moment, menacé l’Union de représailles commerciales si elle refusait d’aligner ses réglementations numériques sur les exigences des États-Unis?
SIGNATAIRES :
Leila Chaibi (The Left), Manon Aubry (The Left), Konstantinos Arvanitis (The Left), Jaume Asens Llodrà (Verts/ALE), Pernando Barrena Arza (The Left), Marc Botenga (The Left), Saskia Bricmont (Verts/ALE), Damien Carême (The Left), Estelle Ceulemans (S&D), David Cormand (Verts/ALE), Diana Riba i Giner (Verts/ALE), Hanna Gedin (The Left), Alexandra Geese (Verts/ALE), Maria Grapini (S&D), Elisabeth Grossmann (S&D), Rima Hassan (The Left), Pierre Jouvet (S&D), Rudi Kennes (The Left), Catarina Martins (The Left), Sara Matthieu (Verts/ALE), Marina Mesure (The Left), Irene Montero (The Left), Emma Rafowicz (S&D), Sandro Ruotolo (S&D), Chloé Ridel (S&D), Arash Saeidi (The Left), Majdouline Sbai (Verts/ALE), Martin Schirdewan (The Left), Jonas Sjöstedt (The Left), Anthony Smith (The Left), Marie Toussaint (Verts/ALE)


