Accord UE-Mercosur : une victoire au Parlement européen face à l’entêtement de la Commission

Ce 21 janvier, le Parlement européen a adopté notre demande de recours auprès de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour vérifier la conformité de l’accord UE/Mercosur avec les traités européens. Une victoire majeure pour notre groupe et notre délégation. Il serait désormais inacceptable, comme l’envisagent le Conseil et la Commission européenne, que cet accord soit appliqué provisoirement avant l’avis de la Cour. Il doit donc être immédiatement gelé.

Le recours contre l’accord UE-Mercosur est une victoire politique rendue possible par la mobilisation et la colère des agriculteurs, mais aussi par le rôle décisif du Parlement européen. C’est un coup d’arrêt imposé à la Commission, qui s’entêtait à promouvoir un accord destructeur pour l’agriculture, l’environnement et notre souveraineté alimentaire. C’est une victoire de notre groupe et de la délégation de La France Insoumise à l’initiative de cette résolution.
En cohérence la délégation de La France Insoumise, est restée constante dans son opposition à l’accord entre l’Union européenne et le Mercorsur.


Cet accord reste et demeure un non-sens politique, social et écologique. Il organiserait l’importation massive de produits agricoles ne respectant ni nos normes sociales, ni nos règles sanitaires et environnementales, à des prix écrasés. Comment demander toujours plus d’efforts à nos paysans tout en les mettant en concurrence avec une agriculture industrielle dérégulée ?
La responsabilité de la Commission européenne et de sa présidente, Ursula von der Leyen, est totale. Malgré les alertes répétées, elle a poursuivi une stratégie de libre-échange aveugle, en étant prête à sacrifier des milliers d’exploitations agricoles au profit des intérêts commerciaux et en assumant le dumping social, sanitaire et environnemental.


Face à la contestation, la Commission et Emmanuel Macron se réfugient derrière des clauses de sauvegarde prétendument protectrices. En réalité, ces mécanismes sont conçus pour être inapplicables : critères irréalistes, enquêtes longues et complexes, mesures temporaires et inefficaces. Des clauses déjà considérées inapplicables par les officiels brésiliens lors de notre mission parlementaire au Brésil en octobre.


Cette opposition de façade ne trompe plus personne. On ne protège pas l’agriculture avec des artifices technocratiques ni des discours creux. L’accord UE-Mercosur doit être gelé dans l’attente du rendu de la CJUE puis être définitivement abandonné. Les agriculteurs attendent des décisions claires : rompre avec cette politique menée par la Commission, contre les peuples, contre l’agriculture et contre le climat.

Dernières actualités

Suivez mon activité au Parlement européen